Bastille Day, four summers

Le 14 juillet, quatre étés

Si vous faites de la photo, vous avez certainement déjà eu cette sensation de déjà-vu. C'est ce qui s'est passé le 14 juillet 2025. Le nez rivé dans le boîtier, c'est ce à quoi je pensais : j'ai déjà vécu ce moment-là, déjà vu ces images. D'ailleurs, ce jour-là, pour changer, je les ai pris flous exprès, ces feux d'artifice.


Et effectivement, en fouillant dans les archives, j'en ai retrouvé des centaines, sur quatre années. Faire des photos, c'est une sorte d'obsession d'une certaine idée du beau. Parfois c'est simple et universel, comme le ciel d'un soir de fête.


Les clichés qu'on n'ose plus regarder

Les meilleurs sujets ne sont pas forcément inaccessibles, rares et exclusifs : souvent, ce sont des clichés, des moments simples qu'on n'ose pas aborder. Le pouvoir de l'image, c'est ça aussi — le souvenir d'un instant fédérateur et esthétique. Ils sont nombreux, pas si rares, mais on a parfois tendance à les négliger. À les oublier.


Un coucher de soleil sur l'horizon de la mer, la forme des nuages sur un ciel bleu : des madeleines de Proust. Intergénérationnels et universels. De beaux moments — à croire qu'on aime tous ces instants légers de simple émerveillement.

Adrien